Si tu savais petite comme ce monde est blessure
Si tu croyais petite que ce n'était qu'égratinure
Et si j'te disais petite que ça en valait la peine
Si j'te disais tout de suite que t'êtais ta propre reine
Tu repondrais, avide, à la question qui est tienne
Tu repondrais trop vite sans faire battre tes veines
cette fois...
Tu te dis
Ne cours pas trop vite
A quoi bon être rapide
c'est le temps qu'attendra
Et tu te dis
pour qui se faire jolie
pour qui être gentille
les gens ne m'aiment pas
les gens ne m'aiment pas
les gens ne t'aiment pas
Dilate moi cette feuille sourde de tous nos bruits
N'écarquille pas de l'oeil, ce que je t'explique s'enfuit
Regarde droit devant toi, même si ce n'est pas très beau
Ce n'est pas ce que tu crois ces taches s'en vont à l'eau
Ta négligeance laxiste, ta paresse excessive
Tu joues trop à l'artiste, y'en a qui en salivent
Mais
Tu te dis
Ne cours pas trop vite
A quoi bon être rapide
C'est le temps qu'attendra
Et tu te dis
Pour qui se faire jolie
Pour qui être gentille
les gens ne m'aiment pas
les gens ne m'aiment pas
Les gens ne t'aiment pas
Insignifiance à tes yeux de leur haine erronée
Les princes valeureux que dans les contes de fées
Mais tes grimaces me font rire et tes larmes pleurer
Toi tu vois l'avenir lent lent et inanimé
Mais je te dis
Ne courrons pas trop vite
A quoi bon être rapide
Le temps nous attendra
Et j'te dirai aussi
Pour qui te faire jolie
Pour qui être gentille
Pour moi
Moi qui tiens a toi
Moi qui tiens a toi